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On peut pas pousser les murs |
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Tribune sectorisation
parue dans Marseille l'Hebdo le 20/06/07
Il y a des mots qui énervent. Nous, c'est : secteur. Nous venons de passer 3 semaines à courir d'école en école, à supplier des directrices et des employées au téléphone, à nous réunir avec des gens aussi furieux et angoissés que nous pour discuter de notre problème : nous avons un enfant de 6 ans ! Ailleurs, ce n'est pas considéré comme un problème. Ici, à Marseille, 2e ville de France, en 2007, ça le devient quand on est en mai et qu'il s'agit de l'inscrire au CP, cet enfant. Et que l'école la plus proche, Eydoux, est pleine. Tellement pleine qu'il reste 28 enfants sur le carreau (encore 8 aujourd'hui). Nous avons prononcé, lu et entendu le mot « secteur» des centaines de fois. Oui, tel parent est du s… de l'école primaire Eydoux ; non, il n'y a pas de s… officiels dans le 6e ; tel autre ne peut pas aller à St Savournin : il n'est pas du s…; ce parent est du s… mais ceux de la maternelle Eydoux sont plus du s… que lui ; si on veut aller à l'école primaire Chabanon, autre s…, là il y a des places… Alors, secteur, pas secteur ? Ecoles pleines, école vide ? Marseille, ville pittoresque, n'a pas de secteurs scolaires. Ici, on aime la liberté. Tout un chacun est libre de mettre son enfant où il veut, à condition de présenter bien, d'avoir des relations ou du culot et de connaître les écoles – sous-entendu, celles qui sont « bien ». Sauf dans le 1er, 2e et 3e où une expérience de sectorisation est en cours depuis 3 ans. Là, les enfants reçoivent en fin de maternelle une feuille de la mairie qui leur indique, en fonction de leur adresse, l'école où ils doivent se rendre pour s'inscrire au CP. Dit comme ça, ça paraît évident. En fouillant un peu, on découvre que des secteurs existent ailleurs, qu'ils ont été élaborés discrètement par les directeurs et modifiés chaque année par l'Inspection Académique et la Mairie selon des critères inconnus. Ces secteurs qui n'existent pas sont un outil pour se répartir les élèves entre directeurs/trices. Il faut bien que quelqu'un fasse le travail de la mairie. Car on ne peut pas pousser les murs, et les murs d'école, il en manque au centre-ville. Depuis longtemps. On fait beaucoup d'enfants au centre-ville, contrairement à ce que répète la mairie. Il manque d'autant plus d'écoles que l'une d'elles, Chabanon, est entourée d'une aura de soufre inexplicable. Violence, niveau bas, locaux sordides, vrai ou faux ? Malgré les démentis, les statistiques, on n'ira pas à Chabanon. D'où appels d'air vers le privé et les autres écoles, non sectorisées, en utilisant diverses combines. Qu'a cette école d'abominable ? En ZEP, certes, mais comme d'autres. L'équipe enseignante y est plutôt stable et motivée. Les locaux sont moches et bruyants, la cour petite, mais pas plus qu'ailleurs. Le public : le quartier Noailles. Pauvreté, insalubrité, immigrés. Pas de mixité sociale, accentuée par les fuites évoquées. Pourtant à la maternelle des Bergers, voisine, ça fonctionne. Oui mais elle a été rénovée et Mme Lota, déléguée à l'Education, aux Ecoles, etc., s'est déclarée personnellement attachée à cette école. Qui s'attachera personnellement à Chabanon ? Qui donnera envie aux parents d'y aller ? Qui enverra un signal fort pour compenser les difficultés ? Qui donnera les moyens aux enseignants de relever le défi ? Qui redécoupera les secteurs du quartier, de la ville, selon des critères de mixité sociale ? Qui gèrera efficacement les effectifs scolaires ? Seule une volonté politique de la ville et de l'Education Nationale permettra de régler la surpopulation des écoles du centre ville. OPPPLM se félicite de l'annonce d'une sectorisation généralisée à venir et réclame transparence, réflexion et concertation dans le découpage des secteurs et dans l'ouverture de nouvelles écoles. Pour tous. Juliette Largouët, parent école Eydoux; Laurence Ribe, parent délégué école EYDOUX; Pascal Roméas, école mat des Bergers Parents d'élèves, parents délégués, FCPE EYDOUX et BERGERS
Urgent ...Urgent ...Urgent ... Mai 2007
Des enfants de 5 ans en larmes, ils n'ont pas de place à l'école pour la rentrée de septembre. Nous sommes en 2007, à Marseille, dans le centre de la 2e ville de France. L'école élémentaire Eydoux ne peut accepter tous les enfants vivant à proximité par manque de classe, par manque de place. Les parents d'élèves et les enfants sont piégés. C'est une situation qui génère des tensions, des divisions, du stress. A ce jour, 15 familles n'ont toujours pas de place au CP pour leur enfant. Cette situation est insupportable et nous avions déjà alerté les services concernés à ce sujet à la rentrée 2006. La mairie, qui gère les inscriptions pour la rentrée 2007, demande aux familles de patienter jusqu'au 9 juin. A cette date, s'il n'y a toujours pas de place à l'école Eydoux, " elles seront libres d'aller où elles veulent " !!
Nous, parents d'élèves, exigeons une concertation EN URGENCE avec l'Education Nationale et la Mairie de Marseille pour proposer une solution à ces 15 familles. Communiqué adressé à :Madame Lota, directrice de la Petite enfance de la ville de Marseille Copies à :Madame Susini, Direction de l'Education de la ville de Marseille ; Monsieur Nacri, Inspecteur de l'Education Nationale ;Monsieur Thévenin, adjoint au Maire délégué aux écoles; Monsieur Tian, Maire du 4e secteur de la ville de Marseille ; Monsieur Mennucci, Conseiller Municipal ; les candidats aux élections législatives de la circonscription: Messieurs Barrahmias (Vert), Coppola (PCF), Muselier (UMP) et Madame Ecochard (PS) ; les journaux La Provence, La Marseillaise, L'Hebdo, 20 minutes ; LCM. Des parents d'élèves interpelé dans l'école de la Paix
mardi 19 décembre 2006
Des parents qui contestaient une décision de l'IEN de leur circonscription (refus d'autoriser la tenue d'une classe de neige), ont été interpelés par la police à l'intérieur de leur école, devant leurs enfants, puis conduits au commissariat, gardés à vue, et maintenant convoqués par la justice. Nous, parents d'élèves du centre-ville de Marseille, où les écoles rencontrent des difficultés, avons été, et serons sans doute, amenés à mener des actions afin de faire valoir les droits des enfants. Nous refusons catégoriquement que les actions des parents d'élèves qui défendent les droits des enfants à bénéficier des services de l'Education nationale puissent être ainsi criminalisés. Nous condamnons ces événements, qui se sont produits de plus dans une école et devant les enfants. Nous assurons de notre solidarité et de notre soutien les parents d'élèves ainsi stigmatisés. Une école sera construite rue Barthélémy
septembre 2006
Depuis plusieurs années le collectif demandait que les locaux scolaires, situés rue Barthélémy dans le 1er arrondissement et appartenant à la Mairie, soient utilisés pour créer une nouvelle école qui manque cruellement. Après plusieurs actions (peinture des murs de l'école, manifestation, courrier de l'ensemble des associations de parents d'élève du centre ville...) nous avons fini par apprendre que la Mairie avait décidé une "affectation scolaire" à ces locaux. Nous nous en réjouissons, et restons vigilants. Rassemblement des écoles du 3e
arrondissement de Marseille
Jeudi
13 avril 2006 à 17h
Angle Bd de Strasbourg/Bd National La situation n'est plus supportable : Des locaux inadaptés ou
mal entretenus
Des classes surchargées Le manque de moyens L'incapacité d'accueillir tous les enfants dès 3 ans Droit à l'éducation dans de bonnes conditions pour tous les enfants ! La construction de plusieurs centaines de logements dans nos quartiers ne va qu'aggraver la situation si la Mairie ne prévoit pas l'accueil de ces nouvelles familles. Il nous faut des écoles : Des écoles rénovées Et de nouvelles écoles La Mairie et l'Inspection Académique font la sourde oreille. . faisons nous entendre Jeudi 13 avril 2006 à 17h Angle Bd de Strasbourg/Bd National Point de départ 16h30 devant les écoles Avec le soutien de la FCPE 13, de la CSF et des CIQ Belle de Mai et St Lazare Communiqué
de Presse à
l'école Chabanon
30 Mars 2006 , 16h30 Quelques
images -> ICI <-
La Provence, la Marseillaise et l'Hebdo étaient là, avec des photographes. Le directeur s'est exprimé à l'extérieur de l'école, ayant reçu l'ordre des services municipaux de ne laisser entrer aucun journaliste, ni aucun parents après 16H30. Il a rappelé les demandes de travaux dont certaines datent d'il y a 7 ans, les promesses non tenues, pourtant affichées en grandes pompes sur un panneau publicitaire mensonger que la mairie à l'outrecuidance d'apposer sur le mur de l'école ( voir photos ci jointes). Lequel mur extérieur, tenez-vous bien, a été repeint fissa mardi dernier (pendant les manif', les services municipaux eux s'activent !) : petit coup de peinture en prévision de la venue des journalistes (ah ah ah ! on en rigole encore, faut bien…). Bon, on est rentré quand même dans l'école, on est venu pour voir et on a vu : l'état pitoyable de l'école, non entretenue pendant des années, l'absurdité de prévoir en priorité un self, dont personne ne veut dans l'école, qui de surcroît va priver la cours d'un grand bout de mètres carrés, vital, pour les enfants, les priver d'un vrai gymnase que la mairie entend reloger dans l'actuel cantine, pas du tout adaptée (manque hauteur sous plafond !) . and so on.. Ci-joint quelques photos mais il manque surtout l'odeur pour les toilettes, les canalisations fuient en permanence, toute la journée les enfants ont les pieds dans la pisse, quand ils n'y glissent pas : ce que vous verrez est la version « soft » (passage des tatas qui ont récuré ce soir là ). Les parents de l'école et les enseignants ont pris la parole, dis que : tiens comme par hasard un coup de fil positif de la mairie le jour même : « on va vous trouver un budget en réserve pour réparer les toilettes, c'est promis, cet été (sic !) » (le conducteur des travaux est arrivé à l'heure dite 17H30: un ingénieur en costume cravates, attention le grand jeu ). L'ensemble des personnes présentes : représentants FCPE, élus PC en mairie de secteur, collectif OPPPLM, Attac Marseille, des syndicats d'enseignants (désolée je retiens jamais les sigles !), et d'autres (que je ne connais pas mais qui ont bien fait de venir) ont exprimé leur solidarité à l'égard des enfants de l'école Chabanon, leurs familles et les enseignants qui y travaillent dans des conditions indécentes. Ils se sont proposés pour se faire le relais des demandes légitimes de l'école Chabanon et du scandale qu'il y a à laisser cette école dans cet état : deux poids deux mesures à Marseille, ça suffit ! Des contacts ont été noués pour la suite (demande de travaux non pas cet été mais dans 15 jours pendant les vacances de Paques ? ) *L’école
Albert Chabanon est sinistrée."
Les Conseils d’école s’y suivent et se ressemblent depuis maintenant de bien trop longues années. Les budgets prévisionnels consacrés à notre école sont présentés par les élus lors de ces conseils mais très rarement menés à bien. A l’heure de la transformation de la cantine en self pour la Sodexho, projet que personne, parents ou enseignants de cette école n’a jamais demandé, nous déplorons que tous les travaux demandés depuis de très longues années soient de nouveau repoussés. Pendant plusieurs mois, durant cette transformation, l’école perdra ainsi son gymnase et une partie de la cour (54 m2 définitivement pour la construction du self et une autre partie pour la protection de la zone de chantier, pendant les travaux ). Cette école deviendra un chantier accueillant dans le même temps près de 240 enfants. A l’heure où il est prévu pour notre école une éventuelle ouverture de classe, nous avons de quoi nous alarmer. Nous disposons actuellement d’une cour dans laquelle les conditions d’exercice de l’EPS sont déjà très difficiles du fait de l’exiguïté de la cour et de la présence de piliers, d’un revêtement en goudron très abîmé et de revêtements entourant les arbres fissurés et dangereux. La transformation de l’ancien réfectoire en salle de sport et la possibilité d’occuper le toit terrasse au dessus de l’ancien réfectoire ne pourront avoir lieu qu’à la suite des travaux pour le self. Il nous faudra donc patienter de longs mois sans possibilité, pour nos élèves, de faire du sport dans des conditions normales. Par dessus tout, le bloc sanitaire, dans un état de vétusté et d’insalubrité indigne de la deuxième ville de France, qui était programmé avec le nouveau self est abandonné. Nous avons été mis devant le fait accompli alors qu’il s’agit pour nous d’une demande très ancienne et primordiale. Comme si les conditions d’accueil de cette école de centre-ville, en Zone d’Education Prioritaire n’étaient déjà pas assez difficiles, il faudra que les élèves continuent de se rendre dans des toilettes abîmées, dangereuses avec des canalisations très souvent bouchées. Des travaux, pourtant prévus avant 1999 comme les peintures des classes, ont été sans cesse repoussés. L’opération si médiatisée « Eté 2004 » qui annonçait 50000 € pour 2004 pour l’école Chabanon, avec publicité dans les quotidiens, n’a jamais eu lieu. Des travaux de sécurité demandés depuis 7 ans n’ont jamais été commencés. Que méritent nos élèves pour être ainsi laissés de côté ? Toutes les écoles de Marseille sont-elles traitées de la même manière ? Que faut-il pour que nos demandes si légitimes soient enfin prises en compte ? Qui, parmi les décideurs, accepterait d’inscrire son enfant dans une école aussi démunie ? Quelle image donnons-nous de Marseille, de l’Education Nationale, de la République aux élèves et à leurs parents ? C’est de dignité, d’égalité de traitement, et de respect dont nous avons besoin. Le self peut attendre, nous exigeons que notre école reçoive enfin les réfections auxquelles elle a droit. Le temps des promesses faites aux parents et aux enseignants est révolu, il est urgent de donner à cette école les moyens de fonctionner normalement. Nous ne demandons pas la discrimination positive, juste l’égalité de traitement… Communiqué
du 26 Mai 2005 "Ensemble Pour Un Autre Projet de Ville".
Tout Marseille au Vieux-Port ! A la suite de la manifestation du lundi 23 mai devant la Mairie de Marseille qui a réuni des centaines de Marseillaises et de Marseillais pour leurs revendications (logement social, transports publics, emplois, contre le stationnement payant, manque d?écoles, cadre de vie, ?), le collectif d?associations animateur du mouvement « Pour Un Autre Projet de Ville » s?est réuni ce mercredi 25 mai pour faire le point sur la situation et préparer les futures initiatives. Nous assistons à l?amplification de notre mouvement au fil des semaines. Depuis le lundi 9 mai, jour de rassemblement devant le conseil municipal, notre mouvement rassemble de plus en plus de marseillais sur des problématiques diverses mais qui ont comme socle commun de s?opposer à la politique municipale de Jean-Claude GAUDIN, pour un projet de ville qui répond aux questions essentielles pour Marseille. La municipalité marseillaise est contrainte de prendre en compte cette contestation. C?est pour cela que le Maire, Jean-Claude GAUDIN, a été amené à adresser un courrier aux marseillais des 8 premiers arrondissements, dans lequel il modifie son discours. C?est pour cela qu?il a légèrement reculé sur le stationnement payant dans le 7ème arrondissement. Mais cela n?est pas satisfaisant puisqu?il persiste dans sa volonté de remodeler Marseille au détriment de la ville et des marseillais ! Dans ces conditions, les associations composant le collectif ont décidé d?inviter les marseillais à continuer avec encore plus de détermination et de force le mouvement. Elles appellent toutes les organisations qui se retrouvent dans le contenu de ce mouvement à les rejoindre. Dans un contexte particulièrement favorable, la journée du lundi 30 mai sera l?occasion pour « Tout Marseille » de prolonger dans la rue sa volonté de faire grandir au niveau local un autre projet pour Marseille. Communiqué
co-signé par OPPPLM.
Hier soir nous étions des centaines de marseillais du Vieux-Port à l?Hôtel de Ville pour nos revendications, logement social, transports publics, emplois, contre le stationnement payant, école, cadre de vie. Le lundi devient le jour de rassemblement et de manifestation contre la politique municipale antisociale et libérale de Jean-Claude GAUDIN, pour un projet de ville qui répond aux questions essentielles pour Marseille. Au fil des semaines, depuis que les antihorodateurs ont fait du premier jour de la semaine un jour de revendication active sur le Vieux-Port, d?autres manifestants se sont greffés au cortège, jusqu?à la manifestation déterminante du 9 mai devant le conseil municipal. C?est à partir de ce 9 mai qu?un mouvement grandi à Marseille. Les revendications et la mobilisation de la population marseillaise des quartiers du centre ville prennent une tournure qui inquiètent à la fois le maire et l?opposition municipale de gauche. Un mouvement qui échappe à cette dernière, il fallait voir comment certains élus de gauche galopaient après une manifestation pour laquelle ils n?étaient pas appelants mais qu?ils voulaient bien récupérer. Pourtant ces élus de ladite gauche auraient été mieux inspirer de prendre langue avec les associations organisatrices de la manifestation au lieu de man?uvrer en sous main ? mais comme l?un d?entre eux dit « il se peut aussi que ce soit le début de campagne pour les municipales ». Il en est de même avec la presse locale qui a beaucoup de difficultés à appréhender un mouvement qui brouillent ses cartes et ses repères bien établis dans le bain-marie du Marseille bien pensant politiquement. Alors qu?elle était bien muette le lundi 23 mai en n?informant pas leurs lecteurs de la manifestation du jour et de son contenu à l?appel du Rouet A C?ur Ouvert, du Mouvement du 4 Septembre, des Rouges Vifs, de Coqlico et du Collectif la Plaine, aujourd?hui elle l?a minimise et en déforme son contenu. Ainsi ce matin le journal « La Provence » titrait : « La manifestation tourne à la confusion ». Pourtant de confusion il n?y en avait pas pour les manifestants. Il y avait côte à côte les habitants du Rouet pour ne pas être les victimes d?un projet immobilier et ne pas être déracinés de leur quartier ; d?Endoume et les Catalans contre le stationnement payant ; du quartier « Libération ? Consolat » contre les nuisances occasionnées par le nouveau plan de circulation et pour un autre tracé du tramway qui améliore les liaisons entre le centre ville et la périphérie ; du centre ville, de la rue de la République pour pourvoir continuer à y habiter ; ceux qui luttent pour l?école au centre ville ou contre le projet du boulevard urbain Sud ;? Mais face à ce mouvement social émergent, presse et élus veulent ne voir dans celui-ci qu?une fronde et ils le cantonnent au seul problème des horodateurs. Mais cette contestation va bien au-delà des horodateurs il suffit d?entendre les manifestants. Il suffit de voir les différentes banderoles. Il suffit de voir la photographie publiée dans le journal « La Marseillaise » de ce jour pour y voir les pancartes où étaient écrits des mots d?ordre sur la question du logement. Quoi qu?ils en disent ou pensent, ce ne sont ni les médias, ni les politiques de l?opposition municipale de gauche, qui ont fait émerger ce mouvement. C?est l?exaspération à la politique municipale, à l?absence de projet alternatif de l?opposition municipale de gauche, c?est le refus de courber l?échine, du fatalisme, qui font la force de cette expression revendicative populaire. Le collectif d?association animateur du mouvement n?est ni sous influence, ni sous la houlette d?un leader-chef éclairé, il fédère un ensemble d?associations marseillaises de terrain qui agissent sur des problématiques qui sont différentes (habitat, école, déplacement urbain, cadre de vie, ...) en apparence mais qui ont toutes un socle commun, "Comment se construit la Ville ?". Ils s?unissent pour un projet de ville alternatif à celui de la municipalité actuelle. Depuis hier il vient de s?étoffer en accueillant de nouvelles associations. Mercredi, ce collectif va se réunir pour préparer et réussir la manifestation du lundi 30 mai à 18 H 30 au Vieux-port. Son objectif est de dynamiser le mouvement en permettant à chacun de s?exprimer par l?écrit et la parole à partir de leurs différentes problématiques marseillaises. Compte tenu du contexte actuel et de la date particulière du 30 mai, la manifestation va assurément être un très grand rassemblement aux messages pluriels mais convergents pour un autre projet de ville. Marseille, le mardi 24 mai 2005 Signataires : Mouvement du 4 Septembre, Le Rouet A C?ur Ouvert, Coqlico, Collectif de la Plaine, Rouges Vifs, OPPPLM,? Ecole
à Chanot, le 11 Mai 2005.
Une lettre ouverte à Messieurs Naouri et Bentolila Version PFD Imprimable Etant donné le lien étroit évident entre les sciences de l'éducation et les recherches conduites sur le développement psychologique des enfants, nous sollicitons vos consciences éclairées sur le sujet qui nous préoccupe : les conditions de vie et de scolarisation des enfants dans les écoles publiques de Marseille. Vous qui plaidez pour « Conférer les places justes à chacun », considérez vous juste que des enfants en âge d'être scolarisés soient exclus des écoles publiques faute de place dans leurs quartiers ? Certains arrondissements - et en particulier le centre ville où l'enjeu de la mixité sociale est remis en cause - manquent cruellement d'écoles publiques. Le patrimoine immobilier de la ville est progressivement cédé à des opérateurs privés qui monopolisent l?espace urbain pour des seuls lieux rentables. Les écoles existantes sont surchargées, les espaces de récréation trop exigus, il n'y a plus de place pour les dortoirs en maternelle, les bibliothèques, sans parler des locaux sportifs ou d?espaces polyvalents ? Un enfant de 4 ans peut-il être confiant dans les locaux d?une école élémentaire destinée aux plus grands : il sera pourtant « casé » là, faute de place dans les locaux de la maternelle dont il dépend. Peut-t-il y avoir une éducation juste sans adultes de référence auprès des enfants ? Manque de personnels « petite enfance » en maternelle, manque de cantinières et d?animateurs pour des activités en bibliothèque, en informatique et pour les sorties ? Peut-on prétendre conférer une place juste à chacun quand les conditions d'hygiène et de sécurité élémentaires ne sont pas même prises en compte (manque de papier toilette et de savon, défaut de surveillance et d?encadrement ? ). Est-t-il « bienveillant » par exemple de proscrire systématiquement qu'un enfant discute avec son camarade à l'heure du déjeuner (mesure coercitive des cantinières débordées impuissantes à établir le calme) quand on n'oserait pas exiger d?adultes responsables de manger sans dire un mot (une nourriture qui, par ailleurs, ruine l?idée même de l?éducation du goût !). Est-il « bienveillant » de laisser certains enfants livrés à eux-mêmes dès 16H30 faute de volonté municipale en faveur de dispositifs qui permettraient à l'école de les accueillir et de les accompagner. Le bénéfice des études encadrées est pourtant généralisée dans la plus part des villes : à Marseille, il faut souvent revendiquer une place à l?étude, en principe ouverte à tous mais dans les faits limitée par manque de personnel. Et, loin des possibilités de décloisonnement attendu, les effectifs en salles d?étude sont trop importants pour prétendre à une action véritablement éducative : surveiller ne suffit pas, les élèves sont en droit d?attendre autre chose à l'école. En adultes responsables, nous, parents, enseignants et personnels agissant dans le cadre scolaire, nous nous soucions de l'environnement général dans lequel grandissent les enfants : quelles écoles, quels espaces de jeu, quels équipements sportifs de proximité ? En en appelant à votre expertise, nous ne pouvons que déplorer le mépris de la mairie de Marseille ayant jusqu'à présent décliné toutes nos propositions de rencontre : est-il juste de refuser le dialogue et la concertation avec ceux qui se préoccupent des enfants ? Réunion
le mardi 14 Décembre.
Affiche à coller devant les écoles (PDF) Nous proposons une nouvelle rencontre le mardi 14 Décembre 2004 afin de poursuivre les discussions. Ouvert à toutes et tous (enseignants, parents, personnel municipal, toute personne interessée par les problèmes d'école à Marseille) Appel
à manifester à l'occasion du conseil municipal.
Tract (PDF) Nous, les parents, les enseignants, et usagers de l'école, constitués en collectif, nous vous alertons sur la situation très grave des écoles Marseillaises. Nous dressons un constat alarmant : - A chaque rentrée, des enfants se trouvent non scolarisés ; - Les classes sont surpeuplés; - Il n'y a pas assez d'école ; - Il n'y pas assez d'enseignants ; - Il n'y a pas assez d'emploi pour encadrer les enfants pendant le temps cantine ou pour animer les bibliothèques (qui disparaissent des écoles) ; - Le personnel de cantine est exclu de la vie pédagogique de l'école; - Les cours de récréations sont tellement mal aménagées et si exiguës qu'elles ne permettent pas aux enfants de se détendre entre les cours ; - Les écoles actuelles sont vétustes et représentent souvent des risques pour la sécurité des enfants. Nos enfants passent la majorité de leur vie dans des conditions et un climat difficile qui ne leur permettent pas d'accéder dans de bonnes conditions à l'instruction et à l'éducation auxquels ils ont droit. Que l'on ne nous dise pas que c'est comme ça. Qu'on ne nous dise pas que c'est la faute des enseignants ou des parents (des enfants?) Nous avons fait un recensement précis des problèmes concrets de chaque école, nous demandons à être entendus par la municipalité. Depuis des années on ignore nos courriers et nos demandes restent sans réponse. Nous ne pouvons plus accepter ce mépris. Notre mobilisation sera ferme et définitive. Nous appelons à un rassemblement devant la mairie centrale lundi 13/12 à 13h (jour du conseil municipal) Sécurité
aussi à la maternelle Parmentier .
Monsieur l'Inspecteur d'Académie, c'est avec regret que nous vous envoyons cette lettre. En effet elle ne concerne pas la dégradation des moyens pédagogiques de notre école, la diminution toujours plus importante des subventions, les problèmes de sorties scolaires ou de prix des autobus. Nous préférerions vous alerter sur ces questions, qui sont déjà très graves et nous inquiètent. Mais l'objet de ce courrier est encore plus grave. Il concerne en effet un problème que nous n'imaginions pas possible dans une école maternelle, en France au XXIe siècle, la sécurité des enfants. L'école maternelle Parmentier est une construction récente, qui accueille dix classes, soit environ 250 enfants de 3, 4 et 5 ans. Elle est construite sur trois niveaux. Le rez-de-chaussée donne sur la cour et ne sert qu'à l'accueil. Le premier étage est utilisé par 5 classes (3 de "petits", 2 de "moyens") et deux dortoirs. Au second se trouvent 5 autres classes (1 de "moyens", 4 de "grands") et un dortoir. Les sorties sont au rez-de-chaussée, relié au premier par un seul escalier, et au premier étage, relié au second par deux escaliers. La sortie du rez-de-chaussée donne sur la cour, qui débouche sur une rue paisible (la rue Parmentier) par un grand portail. La sortie du premier étage donne sur une rue où les voitures roulent vite, avec un trottoir très étroit (rue des Convalescents). Depuis la rentrée les manques en personnel d'encadrement municipal sont tels que nous sommes obligés de nous poser la question de la sécurité des enfants dans l'école, en particulier à deux moments : - lors de la sieste au cas ou un incendie ou un autre incident grave se déclarerait - à la sortie du soir. En effet les enseignants du 2e étage, et certains du 1er, restent dans leur classe et font descendre les enfants lorsque les parents arrivent dans la cour. Mais les portes sont à l'opposé de la fenêtre dans les salles, et la présence d'un adulte est indispensable devant la porte pour s'assurer qu'un enfant ne parte pas seul. Ensuite à cause des nombreux escaliers il est indispensable d'avoir plusieurs adultes au différents niveaux pour empêcher des bousculades et des chutes. Or depuis la rentrée, le minimum de personnel requis en plus des enseignants pour cette gestion (c'est à dire 11 personnes) n'a jamais été réuni. Nous fonctionnons avec des gens de passage (stagiaires IUFM, LEP et Greta, parents relais...), des solutions de pis aller. Jusqu'à présent, grâce à la présence de "maman-relais" et la disponibilité de tous, des solutions de bric et de broc ont permis que rien de grave ne se produise. Mais l'école est perpétuellement sur la corde raide et il ne nous semble pas que la sécurité des enfants soit actuellement garantie. Nous espérons que vous pourrez utiliser vos moyens pour faire en sorte que la Mairie respecte les obligations minimum en matière de sécurité, particulièrement en nous affectant du personnel titulaire supplémentaire. Dans l'attente de vos interventions, nous vous prions d'agréer, Monsieur l'Inspecteur d'Académie, l'expression de notre considération. Hygiène,
Sécurité et Encadrement : situation difficile
à l'école maternelle des Bergers
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Voici la lettre qu'ils lui ont adressé Les parents élus au Conseil d'Ecole Ecole Maternelle des Bergers Rue Perrin-Sollier 13006 Marseille Marseille, 17 novembre 2004 Envoyé en R.A.R. à : Monsieur le Maire de Marseille avec copie à Mme l'Adjointe Chargée de l'Education Hôtel de Ville Quai du Port 13002 MARSEILLE Les parents élus au Conseil d'Ecole à la Maternelle des Bergers, réunis le lundi 8 novembre, expriment leur vive inquiétude quant à certains aspects du fonctionnement de cette école, touchant notamment à l'hygiène, la sécurité, et à l'encadrement. En raison des motifs qui sont exposés ci-après, les parents élus au Conseil d'Ecole vous demandent de bien vouloir leur accorder une entrevue dans les meilleurs délais. Nous rappelons qu'une demande de rendez-vous à la mairie de secteur a déjà été faite par téléphone en octobre sur ces mêmes sujets, que la mairie nous avait promis de nous rappeler, mais qu'à ce jour rien n'a été fait. Exposé des motifs : Bien que récents, les locaux présentent de nombreuses malfaçons et problèmes de conception qui rendent la vie scolaire parfois très difficile voire dangereuse. - Depuis des mois, un grave problème d'étanchéité a été signalé. Par temps de pluie, 2 salles de classe de l'immeuble sur la rue Perrin-Sollier sont régulièrement inondées. Une retenue d'eau se forme, et les fuites se prolongent durant plusieurs jours, endommageant faux-plafonds, plâtres, revêtements et équipement. L'eau traverse les étages et coule jusque dans le hall du RdC. D'importantes plaques de moisissure sont apparues en de nombreux endroits. Les enfants ont dû quitter leur classe plusieurs jours durant, de manière répétée depuis septembre. - Les sols sont anormalement glissants : coursives carrelées en plein air, soumises à la pluie, escaliers, réfectoire, escaliers du hall, sanitaires : en 1 an, on déplore 3 accidents de travail parmi les ATSEM (1 dans le réfectoire, 2 dans les escaliers dont 1 grave). - Les battants des fenêtres (métalliques) s'ouvrent juste à la hauteur des têtes des enfants, et présentent des angles dangereux. - Le téléphone a été installé dans un bureau d'où personne ne l' entend sonner : il est strictement impossible de joindre l'école par téléphone. Que fera-t-on en cas d'appel de la Préfecture dans une situation de danger ? - Par ailleurs, on a laissé poser une antenne relais de téléphonie mobile sur le toit d'un immeuble immédiatement voisin, à une distance qui ne paraît pas réglementaire. Ces difficultés ont déjà été signalées par la directrice, et par les parents des années précédentes pour certaines d'entre elles. Elles sont fortement aggravées du fait d'un manque de personnel ATSEM permanent. Il est arrivé que la cantine ne dispose que de 2 agents (pour une centaine d'enfants), ce qui a nécessité l'affectation d'autres ATSEM à cette tâche dans l'urgence, ce qui, en conséquence, a perturbé l'ensemble du fonctionnement dans toute l'école : en particulier, à plusieurs reprises, les petits (3 ans) ont été privés de sieste après leur repas, car il leur a fallu attendre 13h30 pour que les enseignants les prennent en charge (1 heure d'attente dans la cour). Un certain nombre de classes (notamment les classes de grande section) n'ont aucune ATSEM. Le code des communes (art. R 412-127) dont dépendent les ATSEM par décret n°92-890 du 28/08/92 stipule pourtant : « Toute classe maternelle doit bénéficier des services d'un agent communal occupant l'emploi d'agent spécialisé des écoles maternelles et des classes enfantines. Cet agent est nommé par le maire après avis du directeur ou de la directrice. Pendant son service, il est placé sous l'autorité du directeur ou de la directrice ». Les tâches de rangements et nettoyage des classes sont souvent assurées par les enseignants eux-mêmes. Ils finissent leur service après 17 heures et sont de ce fait beaucoup moins disponibles pour ce qui est du contact avec les parents. Dans certaines classes, les enfants doivent sortir à l' extérieur (coursive simplement couverte, balustrade facile à escalader) pour se rendre aux toilettes : aucun personnel n'est en mesure de les y accompagner. D'une manière générale, le planning des ATSEM est complètement obscur et imprévisible. Le nombre exact de véritables ATSEM titulaires du CAP Petite Enfance étant toujours lui aussi imprévisible. Les agents font l'objet de rotations beaucoup trop fréquentes d'une école à l'autre, ce qui empêche une bonne continuité du travail. Les parents élus au Conseil d'Ecole constatent par ailleurs qu'aucun représentant municipal n'est jamais présent aux Conseils d'école (en tous cas depuis au moins deux ans aux Bergers), ce qui témoigne de peu considération pour la vie scolaire. Les parents élus au Conseil d'Ecole n'acceptent plus d'endurer cette situation. Ils demandent à être reçus au plus vite. Ils demandent à être associés à une véritable concertation sur l'aménagement de la tranche « rue des Bergers » en travaux actuellement, de manière à ce que les erreurs de la rue Perrin-Sollier ne se reproduisent pas. Ils exigent des services compétents de la mairie que le nécessaire concernant les fuites et les carences de personnel soit fait dans les plus brefs délais, faute de quoi des actions de plus grande visibilité et de plus grande portée seront menées. Recevez, Mesdames, Messieurs, nos sincères salutations. Les parents élus Pièces Jointes : 14 photos (dégâts problème des fenêtres et des balustrades) Copie de ce courrier à : M. l'Inspecteur de l'Académie M. le Préfet FCPE, SNUIPP, FO personnels communaux, parents de l'école, collectif on peut pas pousser les murs. Une
réunion s'est déroulée le 23 Novembre
2004 au centre social Julien.
Nous
avons échangé des informations sur les
problèmes rencontrés à propos des
manques de moyens et du personnel municipal.
RASSEMBLEMENT
LE SAMEDI 18 SEPTEMBRE 2004, MIDI, DEVANT LA MAIRIE 1er/7ieme
ARRONDISSEMENTS.
Le collectif « On Peut Pas Pousser Les Murs » invite tous les acteurs de l'enseignement en maternelle et primaire, enfants, parents, enseignants et personnels municipaux à venir pique-niquer, le samedi 18 septembre à midi devant la Mairie des 1ier et 7ieme arrondissements, pour signifier à la Mairie de Marseille, et à tous nos élus, notre ambition pour nos écoles et pour tout les petits marseillais : pouvoir être fier de nos écoles et satisfait des conditions de scolarisation des enfants. Malheureusement, aujourd'hui, ce n'est toujours pas le cas. Une fois de plus, la rentrée a été le théâtre d'un cafouillage d'ouvertures et de fermetures de classes dans des écoles engorgées aux cours de récréation exiguës et aux installations sportives quasi inexistantes. Nous réclamons donc :
Et nous souhaiterions que la Mairie de Marseille mette autant d'empressement à régler ces problèmes qu'à communiquer son autosatisfaction. ATTENTION
AUX ECOLES MARSEILLAISES.
La rentrée scolaire 2004-2005 s'annonce éprouvante dans bon nombre d'écoles du centre ville de Marseille. En effet, des ouvertures de classes sont effectuées dans l'urgence et l'improvisation au mépris de l'accroissement de la population scolaire. Nous dénonçons le manque d'anticipation de la Mairie face au nombre toujours grandissant d'enfants à scolariser. La Ville de Marseille se satisfait de bricolages, les travaux se réalisent dans une incohérence approuvée par l'inspection académique, entraînant un gaspillage de l'argent public et des conditions de scolarisation intolérables. Nous nous opposons au choix d'entasser les enfants et nous demandons la construction de nouveaux groupes scolaires pour pouvoir les accueillir dans des conditions décentes. Le concept des "écoles associées", créé par les services d'éducation et de la petite enfance de la Ville, cautionne l'inscription dans des écoles éloignées de leur domicile d'enfants n'ayant pu trouver de place dans l'école de leur quartier. Cette réponse à la surpopulation scolaire favorise une politique du coup par coup et tente de contourner la nécessité de construire de nouvelles écoles. Ces enfants (dés 3 ans) devront manger à la cantine, voir rester à la garderie (payante). L'organisation familiale sera laminée par des trajets longs et compliqués, entraînant un stress quotidien inacceptable. Toutes les écoles maternelles du centre ville sont pleines. Une sélection par l'âge est appliquée. Des enfants de 3 ans dans l'année ne pourront pas être scolarisés à la rentrée. Que vont devenir ces enfants ? Dérogation en crèches, écoles privées, jupes de maman ou papa ? Dans les écoles élémentaires, on installe les classes supplémentaires dans les bibliothèques, salle des maîtres, bâtiments annexes, écoles voisines. Les effectifs des cantines augmentent, les réfectoires sont surchargés, le temps cantine est un moment de tension pour petits et grands et la sécurité des enfants n'est plus assurée. Les moyens humains ne sont pas accrus, mais en plus ils se dégradent (par exemple, la suppression des emplois jeunes par le gouvernement). Les cours de récréation sont saturées et les accidents sont de plus en plus fréquents. Les enseignants et le personnel municipal voient leurs conditions de travail se détériorer, mis sans cesse devant le fait accompli leurs capacités d'adaptation s'épuisent. Nous réclamons le droit à une école de qualité et de proximité pour le bien légitime de tous les enfants du centre ville de Marseille. Bien commencer à l'école, c'est la moindre des choses pour aimer l'école et grandir dans de bonnes conditions. Soyons acteurs de l'école ! Informez vous auprès des associations de parents d'élèves, rejoignez ou constituez des groupes d'usagers ! Le collectif "On peut pas pousser les murs" (http://oppplm.free.fr, contact : oppplm@free.fr), composé d'acteurs des écoles maternelles Copello, Parmentier, Neuve Sainte Catherine, La Loubière, Consolat, Lonchamp, Saint Vincent de Paul, Les Bergers, Eydoux, Belle de mai, Moulin, Hôtel des Postes et élémentaires Saint Savournin, La Paix, Franklin Roosevelt, Olivier- Gillibert, Eydoux, Les Accoules, François Moisson, Chabanon, Korsec... Mobilisation
à l'école maternelle Copello
L'association
des parents d'élèves de l'école
maternelle Copello se mobilisent pour éviter une nouvelle
rentrée catastrophe.
le 11 juin 2004 Une 7 ème classe va être installée dans un logement de fonction. Les travaux de réhabilitation seront effectués cet été mais déjà des problèmes liés au surpeuplement se posent. Les inscriptions sont ouvertes aux enfants des écoles associées à Copello, qui n'ont pu trouver de place dans les école de leur quartier. Les enfants nés après le 31 octobre 2001 sont sur liste d'attente , leur cas sera traité en septembre. D'après les projections basées sur les inscriptions actuelles, les enfants nés en septembre 2001 ne sont déjà pas sûrs d'avoir une place dans cette école. bref, c'est la pagaille. Nous allons rencontrer une journaliste de La Provence en début de semaine prochaine, afin qu'elle fasse un article "état des lieux" des" bricolages" des écoles du centre-ville de Marseille. Nous savons que des problèmes similaires se posent au Bergers, à St Savournin, à St Vincent de Paul, à Franklin Roosvelt. Nous demandons aux parents de ces écoles de venir avec nous témoigner auprès de cette journaliste afin de dénoncer collectivement les dégradations constantes des conditions d'accueil de nos enfants. Lettre
ouverte des parents d'élèves de
l'école Franklin Roosevelt
École
Primaire Franklin Roosevelt
Association des Parents d'élèves 5, rue Tivoli - 13005 Marseille Lettre ouverte à Madame LOTA, Adjointe au Maire Déléguée à l'Education et à la Petite Enfance, et à Monsieur TREVE, Inspecteur d'académie, Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale. Marseille, le 6 avril 2004 Madame, Monsieur, L'ouverture d'une classe supplémentaire à la rentrée prochaine semble désormais acquise en dépit de l'opposition totale de l'ensemble des parents d'élèves, des enseignants et du Directeur. La Mairie renvoie la responsabilité de cette ouverture sur l'Inspection qui répond que les conditions d'ouvertures dépendent de la Mairie. Finalement chacun de vous deux se défausse sur l'autre et, nous, nous retrouvons sans interlocuteurs pour affronter les conséquences d'une telle ouverture. Nous nous permettons de vous rappelez à nouveau ces conséquences: Cette nouvelle classe ouvrira dans l'actuelle salle des maîtres qui sera transférée dans la salle de l'actuelle bibliothèque. de ce fait l'école voit sa bibliothèque supprimée. Cette ouverture va entraîner la création de classes à niveaux mélangés (cp/cm1 ? ce1/cm2 ? nul ne le sait.) et donc des difficultés pédagogiques supplémentaires pour les instituteurs déjà confrontés à de grands écarts de niveaux dans leur classe et à des enfants en grandes difficultés. Est-ce cela favoriser la réussite scolaire et lutter contre l'exclusion ? Les problèmes liés à l'entassement dans la cour de récréation vont s'aggraver. La cour est déjà saturée par les 11 classes de l'école (plus la C.L.I.N.) et cela malgré les récréations alternées (.sources de nuisances sonores et de difficultés de concentration pour les élèves qui sont en classe tandis que leurs camarades se détendent). De plus, dés aujourd'hui, avec la disparition des emplois jeunes et l'absence deux jours par semaine d'animateurs mairie, l'encadrement humain se révèle insuffisant pour gérer une telle situation. Nous vous avions précédemment alerté pour dénoncer la plus grave conséquence d'un tel entassement : les accidents déjà trop nombreux et souvent relativement graves (nécessitant l'intervention des pompiers et parfois une hospitalisation). Hors nous n'avons reçu aucune réponse de vos parts sur ce point précis, alors même que nous redoutons à présent leur recrudescence! Nous déplorons votre silence et votre inaction, indignes, sur ce sujet. Sachez donc, que, désormais, nous vous considérons, vous Madame LOTA et vous Monsieur TREVE, comme responsables personnellement des accidents qui surviendront dans cette cour de récréation. Nous allons nous appliquer à donner toute la visibilité nécessaire à chacun de ces accidents sérieux : nous informerons l'ensemble des parents, le rectorat, nos élus et les médias. Par ailleurs, certains parents sont déterminés à porter plainte contre vous si leurs enfants sont victimes de cet état de fait inadmissible. Tout cela participe de notre indignation d'être toujours confronté au manque d'écoles dans notre quartier alors que sa population augmente et se rajeunit et que nous vous alertons depuis longtemps. en vain. Nos enfants souffrent aujourd'hui, et souffriront plus encore demain, des conséquences de l'absence de politique prévoyante et responsable de vos parts. Nous refusons que cela perdure : il faut créer des écoles et des installations sportives de proximité en centre ville ! La Mairie a usé de son droit de préemption sur des bâtiments situés rue Barthélémy ; nous les avons visité : la surface de la parcelle est suffisante pour construire une école après démolition des locaux existants. Pourtant rien n'est prévu à cet effet. Et d'autres opportunités immobilières ont été délaissées (locaux EDF boulevard National.). Il nous semble évident que la priorité n'est pas d'équiper les écoles de self-service, très médiatisé, mais, bien plutôt, d'offrir aux petits Marseillais des écoles qui puissent les accueillir dans des conditions décentes. Nous réclamons l'annulation de cette ouverture de classe, ou, au pire, qu'elle soit juste transitoire le temps nécessaire à la création, dans les plus brefs délais, d'une nouvelle école dans le quartier ; et, dés à présent, des moyens humains et matériels pour faire face aux conséquences néfastes qui en découlent. Nous aurions souhaité que ce problème d'ouverture de classe fût traité avec toute la générosité, l'ambition et la rigueur que nous attendons, désespérément, de nos élus et de membres de l'Education Nationale qui ont la responsabilité de nos enfants. Cessez donc, Madame LOTA et Monsieur TREVE, de vous renvoyer la balle indéfiniment et travaillez ensemble pour apporter des solutions pérennes aux problèmes. Dans l'attente d'un sursaut de vos parts, nous vous adressons, Madame, Monsieur, l'expression de nos sincères salutations. L'association des parents d'élèves Appel
du Collectif Plan d'Urgence
Un
plan d'urgence contre la casse de l'éducation !
Prochains rendez-vous : Lundi 17 mai, 18h : collège Rostand Lundi 24 mai, 16h30 : école de la Corderie A définir ultérieurement 1ère semaine de juin : lycée Aujourd'hui, le département des Bouches du Rhône arrive en 98ème position sur 99 en terme de taux d'encadrement dans le 1er degré. Département sinistré ! Dans les quartiers, cyniquement appelés « sensibles », la politique continue de casse sociale, qui a connu un violent coup d'accélérateur avec le gouvernement Raffarin 1 et 2, touche de plein fouet nos élèves et leurs familles. Dans beaucoup d'établissements, il y a plus de 80% d'élèves boursiers et le nombre de parents au chômage, ou touchant le RMI, ou l'ASS, va toujours croissant. Par exemple, les écoles du centre ville ne peuvent pas accueillir tous les enfants scolarisables et elles le font parfois dans des conditions de vétusté difficilement imaginables de nos jours. Lorsque les médias braquent les projecteurs sur ces quartiers, c'est pour parler de « la violence », la violence des enfants bien sûr, pas celle de leurs conditions de vie. Nous avons décidé aujourd'hui de nous battre pour que cette violence soit reconnue et qu'on nous donne les moyens, non pas d'y remédier, ce serait donner à l'école un rôle qui la dépasse largement, mais au moins d'assurer notre mission de service public dans ces quartiers sacrifiés. Or, c'est cette mission qu'il est de plus en plus difficile de remplir avec la dégradation constante de nos conditions de travail. Car à la précarisation de pans entiers de la population (hausse du chômage, généralisation de la flexibilité et des emplois précaires.), à la ghettoïsation des quartiers les plus pauvres, répond le démantèlement progressif de l'Education Nationale. Education Nationale qui est d'ailleurs un des plus grands employeurs de précaires de France ! Toujours moins d'adultes dans les établissements et toujours moins d'emplois statutaires. Toujours moins d'heures d'enseignement : il n'y a qu'à considérer la baisse quasi générale des DGH sur les Bouches du Rhône. Par exemple, au collège Renoir, l'augmentation du nombre d'élèves sur les 6 dernières années correspond à la perte de 5 postes. De plus, dans un collège de même type en Seine Saint-Denis, il y aurait 7 professeurs de plus. Et on vient nous demander de nous serrer encore et encore la ceinture pour faire face aux déficits publics. Alors que les revenus financiers ne cessent d'engraisser, il faudrait déshabiller encore un peu plus la santé, l'éducation et nous faire les observateurs silencieux de la souffrance sociale. Et pour ceux qui ne sont pas satisfaits de cette situation, la hiérarchie propose cyniquement de changer de boulot. Des personnels de l'éducation de différents collèges, lycées et écoles, en majorité des quartiers Nord, se sont retrouvés à la conférence de presse du 14 avril, à la suite du mouvement du collège Henri Barnier pour dire : stop à la casse ! De là est issu le Collectif Plan d'Urgence qui décide aujourd'hui de lancer un mouvement pour obtenir des moyens d'urgence en termes d'heures, de personnels (tout en refusant le recours à la précarité), comme l'avaient fait et obtenu nos collègues en Seine Saint-Denis. Pour ce faire, le collectif a prévu l'occupation hebdomadaire d'un établissement, afin de faire monter la pression et de rassembler les revendications de chaque collège, lycée ou école. Rejoignez nous dans la lutte ! Collectif Plan d'urgence SNES Emancipation CNT Education SUD Education FCPE 13 Réunion
le 7 février 2004
Une
réunion du collectif se tiendra le 7 février 2004
à 14 heures, au 8b, rue Jean-Marc CATHALA - 13002 Marseille
(depuis la Place Sidi-Carnot, prendre la rue de la
République; vers la Joliette, la rue Cathala est la
1ère à droite; local au rez de
chaussée).
Des
sardines sous la pluie
Malgré
la pluie battante, 75 boîtes de sardines sont venues devant
la mairie Samedi 18 octobre. Bravo à tous les courageux qui
sont venus malgré ces conditions pour le moins
défavorables.
"On
n'est pas des sardines"
Samedi 18 octobre à midi, Pique-nique de protestation devant la Mairie "on
peut pas pousser les murs" mais "on n'est pas des sardines" pour
autant !
Contrairement à ce que Monsieur GAUDIN et Madame LOTA claironnent, la rentrée ne s'est pas bien passée dans le centre ville de Marseille et une fois de plus, l'année s'annonce difficile. Nombre de classes ont été ouvertes plus ou moins en catastrophe à la rentrée. Bilan : des écoles ont perdu leur bibliothèque, leur salle de sieste, des enfants de maternelle se retrouvent en école primaire face à des enfants de 9 ans et à des locaux totalement inadaptés ! Pire : de nombreux enfants n'ont pas trouvé de place en maternelle ! Nous avons besoin de vos témoignages : venez nous faire part de la rentrée de votre enfants. Comme à chaque rentrée, les budgets toujours insuffisants obligent les écoles à demander de l'argent aux parents pour des dépenses qui incombent à la Mairie. L'activité piscine semble suivre son cheminement habituel : déplorable. Et ainsi de suite. Or tous ces problèmes ne sont pas nouveaux et ont été soulevés depuis plus d'un an. Alors, face à tout cela, quelle est la politique de la Mairie de Marseille ? La politique de l'autruche et des faux semblants ! Et une auto satisfaction complaisamment affichée en l'absence de tout dialogue constructif. Ne les laissons pas ainsi mépriser nos enfants et se moquer indéfiniment de nous ! Nous vous invitons tous, avec vos enfants, à venir participer à un pique-nique de protestation devant la Mairie le samedi 18 octobre à midi, et, à cette occasion, à apporter à notre Maire une boîte de sardine, symbole de l'entassement des enfants dans les écoles. Faudra-t-il donc que les sardines bouchent le port de Marseille pour que Monsieur GAUDIN se jette à l'eau et prenne à bras le corps les problèmes de nos écoles ? Ce pique-nique est organisé par « on peut pas pousser les murs », collectif de parents, d'enseignants... pour l'amélioration du cadre de vie des enfants dans les écoles du centre ville de Marseille. Télécharger le tract : (en PDF) : en couleur ou en noir et blanc ASSEMBLEE
GENERALE RENTREE 2003
Une
assemblée générale se
déroulera le 2 octobre 2003 au Centre Social Julien (33
Cours Julien, 13006 Marseille).
Ordre du jour :
Télécharger l'affiche de l'AG du 2 octobre 2003 (en PDF) (format pdf) ASSEMBLEE
GENERALE du 25 juin 2003
Une
assemblée générale du collectif s'est
tenue le 25 juin 2003 à la MJC Corderie-Vieux Port, avec de
nombreux témoignages et des discussions sur les actions
passées et à venir.
Si vous désirez recevoir un compte-rendu, contactez onpeutpaspousserlesmurs@wanadoo.fr PRECEDENTES
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